Le premier kid, IT’S A TRAP!

C’est tellement facile élever des enfants

Je me suis dit ça après mon premier enfant. J’avais un petit gars qui était si paisible. Il écoutait tout! Sans blagues, c’est encore mon garçon le plus sage et le plus relaxe de ma gang. Moi qui était un gars impatient dans ma jeunesse, je développais une patience. Moi qui croyait que ça allait être difficile être papa. Je ne voyais aucune limite aux nombres de rejetons que j’allais produire.

J’étais convaincu que j’avais appris et que j’excellais dans l’art d’être papa. J’ai eu quelques anicroches dans ma vie de couple, et je me suis retrouvé avec une autre femme, mais la facilité de ce qu’est être un père était encore là présent pour moi. Donc, quand ce fut le temps de parler d’avoir un autre enfant. C’était un gros.

HELL YES!

Là, ce fut le début d’une autre histoire. Un petit garçon qui est venu « challenger » mon être. « Challenger » ma confiance en tant que papa. En fait, pour être court. « Challenger » pas mal tout ce que je fais dans la vie. Un petit maudit qui savait parler à 1 an et qui déjà me disait non. Un petit tannant qui me regardait, remarque il le fait encore des fois, avec un sourire en coin juste avant de lancer ses jouets dans la toilette. Un petit chenapant qui trouvait toujours le moyen de me foutre un coup dans les couilles, peu importe à quoi on jouait ou comment. Un petit loup que j’aime beaucoup. Mais il était le complet opposé de mon premier.

Je me suis retourné et j’ai demandé à beaucoup de mes amis. Pour la plupart, c’est la même histoire. Un premier enfant super adorable et cool. Ensuite un second ou un troisième qui vient tout défaire ce moule. Qui vient brasser ce qu’on pouvait croire si facile.

Je pense que nos gênes nous jouent un tour. Il programme un premier enfant parfait, comme ça t’as pas peur de t’embarquer dans la game encore. Et pis là, ils décident à un certain point de te faire relever un défi. De te donner un être que des fois tu crois qui descend du démon lui-même. Sincèrement, sinon pourquoi il aurait pris les poissons de l’aquarium pour les lancer dans la poubelle?

Dîtes-moi pas que je ne le surveille pas. Si vous avez des enfants, vous savez que plus ils sont tannants, plus ils ont des talents de super-héros et réussissent à se déplacer sans qu’on s’en rende compte. C’est des furtifs. Les espions, ça devrait être des enfants. Il te « scrapperait » ça une base ennemi.

Malgré ça, j’ai aussi eu un troisième petit gars. Un autre bonhomme spécial. Il a sa personnalité. Un petit gourmand et bout en train. Pas tannant, mais presque. En fait, c’est là que tu te rends compte que c’était pas un piège. Qu’ils sont juste différents. Tu apprends à les aimer, à gérer leurs façons de faire et leurs attentes différemment. Tu viens à les connaître. Tu en viens surtout à te connaître. À te rendre compte que ces petits bonhommes c’est toi… En tout cas une partie de toi. Il ne pêche pas leur petites blagues de pets chez le voisin.

Le premier est tout de même habituellement un piège. On y prête aussi un peu plus attention des fois, c’est peut-être pour ça. On m’a raconté une blague, qui honnêtement je pense n’est pas SI loin (bien qu’elle l’est) loin de la réalité.

Un couple a un premier enfant. L’enfant mange de la terre. Les parent virent dingue! Ils emmènent le jeune à l’hôpital. Tout est bien qui fini bien. On revient à la maison. Toute une aventure.

Le couple a un deuxième enfant, l’enfant à son tour mange une poignée de terre. La maman lui essuie la bouche et ils vérifient qu’ils n’a pas avalé une roche. Tout est bien qui fini bien. Une belle petite anecdote.

Le couple à leur troisième enfant. Ce dernier mange encore de la terre (j’sais pas moi, c’t’une affaire génétique). Le papa regarde la maman et lui demande: « Penses-tu qu’il aura faim pour le souper? ».

C’est pas entièrement faux. Bien qu’on ne souhaite pas que nos enfants bouffe de la terre… On devient un peu moins sensible aux éléments moins important. Est-ce que cette attention accrue fait qu’on a un premier bébé comblé à tous les niveaux? Tsé le premier bébé ou tu t’assures que tout est child proof dans la maison. Le premier bébé ou on lit le « Mieux Vivre » fourni par le médecin et qu’on l’applique à la lettre. Le premier bébé qu’on court consoler s’il se fait mal. Le p’tit chanceux.

Dans le fond, je serais jaloux moi aussi être le deuxième ou le troisième. Tsé celui que quand je tombe, papa souffle sur le bobo et dit: « Ben non, c’est rien. ». Celui qu’on se sent moins coupable de le laisser pleurer un peu lors du temps du dodo. Celui qui arrive moins bien à nous manipuler avec ses beaux yeux, parce-qu’on est passé par là.

Le premier enfant, c’est un piège. Dans tous les sens. Parce-que ça nous embarque dans un genre d’engrenage. On vit de l’amour en fou. On donne de l’amour sans retour aussi pendant un petit bout. Ça, ça fait du bien. Vous devriez essayer avec d’autres que vos enfants. Ça change une vie. C’est un piège positif à cet égard. C’est aussi un piège parce-qu’on se fait croire qu’on est les meilleurs, parce-qu’un c’est pas si pire (exception près évidemment). C’est rendu à plusieurs qu’on se rend compte qu’on n’est pas les meilleures. On peut juste aspirer à l’être. Aspirer, parce-qu’on a des défaillances. Souvent. C’est normal. On est humain.

C’t’un cool piège quand même. Je ne changerais rien. Mais sincèrement, je ne savais pas dans quoi je m’embarquais.

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