Ma vasectomie

Testicules le toutouTesticules, qui ne serait plus le même après une vasectomie

En décembre dernier, j’ai eu un troisième enfant. Un troisième petit gars. Un troisième beau petit gars. Un petit garçon vraiment mignon, qui à sa première nuit a fait 8 heures de sommeil d’affilée. Il s’est réveillé parce que nous l’avons forcé à allaiter. Je dis « nous », mais l’allaitement j’en fais pas! J’ai la vie facile, moi! Le bébé se réveillait, j’allais le chercher, je le ramenais au lit pour l’allaitement avec maman et je me rendormais. Jusqu’à ce que maman me pousse : « Va l’coucher… ». Je me relevais avec le petit, et le ramenais dans son petit lit. Quand ça arrivait! Parce que le troisième, je vous l’ai dit, il est incroyablement facile!

Bébé fait ses nuits

Un bébé qui fait ses nuits est le rêve de tout papa.

BEN LÀ!? POURQUOI TU T’ES FAIT FAIRE UNE VASECTOMIE?

En fait, je n’y ai pas pensé longtemps. Comme d’habitude, après l’accouchement, le docteur nous a demandé si nous avions une préférence pour notre moyen de contraception. J’ai immédiatement demandé une vasectomie. Pourquoi? Pour plusieurs raisons, certaines égoïstes, certaines pas. En gros, c’est « plate » à dire, mais c’est pas vraiment de vos affaires. Prenez-le pas mal, je trouve juste que c’est une question personnelle. OK! OK… Je vais vous expliquer un peu :

  1.  Je ne voulais plus d’enfants.
  2. Les rapports sexuels qui sentent la « balloune » frottée m’excitent pas.
  3. Mon épouse est pourrie pour se souvenir de la pilule.
  4. J’aime faire l’amour sans stress.

Bon, il y a plusieurs facteurs qui pourraient vous motiver, vous. Moi, c’est ceux-là.

« FRAÎCHE HISTOIRE, FRANGIN… MAIS DIS-MOÉ DONC : ÇA FAIT-TU MAL? »

Oui.

Sérieusement, j’ai plein d’amis papas qui ont vécu la chirurgie. Ils m’ont tous dit : « Y a rien là! C’est fait en deux secondes… bla bla bla. »

Vasectomie

« Fait pas mal une vasectomie, bro! » – M. L’Enfoiré

Je pense que c’est soit un code déontologique entre hommes de ne pas se l’admettre, parce qu’on ne veut pas faire peur à notre ami, soit tout simplement qu’on veut se payer la gueule du prochain qui va vivre le même calvaire.

Moi, mes chers amis, je ne vous mentirai pas. Ce n’est pas plaisant comme expérience.

J’arrive et l’infirmer me dit :
« Baisse tes culottes aux genoux pis couche-toi là. »

Nerveux et boute-en-train, je réponds :
« Ma femme m’a dit la même chose hier… »

J’ai vraiment dit ça. S’en est suivie une discussion bizarre, pendant que je me faisais laver le « sac » avec de l’eau juste assez chaude pour me donner l’impression que je me pissais dessus. Quand l’infirmier a fini de me parler de ses rénovations et que, j’imagine, j’avais le scrotum luisant de propreté, le docteur est arrivé et il s’est immédiatement mis au travail.

Sincèrement, je ne regardais pas. Je ne sais pas c’est quoi la première action, mais… ÇA A FAIT MAL. J’ai eu l’impression qu’il me coupait de bord en bord. J’étais sûr qu’il se préparait à me vider la bourse à l’aide d’une fente sans fin. Évidemment, je dis calmement : « OUCH, MERDE! ». Le docteur me dit : « Ouais, ça surprend, hein? » avec un grand sourire.

J’étais un peu livide, à cause de la douleur. Je me suis souvenu que je suis venu de mon propre gré. Je me trouvais un peu imbécile. Finalement, le médecin ajoute : « OK, là ça risque de faire mal, je vais geler en dedans… »

C’est à ce moment que je me suis dit que j’avais peut-être encore la possibilité de me lever et de foutre mon camp. Le temps de me le dire, il était trop tard. Imaginez le Hulk qui vous frappe dans la fourche avec le pied enseveli sous les barbelés. C’est moins pire que ce que j’ai ressenti. Le docteur demande évidemment sur un ton calme : « Ça vaaaaa? »

Je n’étais pas capable de parler… J’ai juste fait un « oui » de la tête. Il le sait très bien que ça ne va pas. Je pense qu’il veut simplement se payer ma gueule. Un peu comme le dentiste qui vous demande une question pendant qu’il a ses mains jusqu’au poignet dans votre bouche.

Ensuite… miracle, je ne sens rien. Je ne sens rien et de la fumée accompagnée d’une belle odeur… Je connais cette odeur. Mais?! ÇA SENT LE BACON! Mes chers amis, quand on vous brûle les couilles, vous aurez droit à une superbe odeur de bacon qui grille identique à quand vous préparez votre déjeuner préféré.

Bacon or testicles

Testicles that burn smell like bacon

Joie! Je me dis que je ne sens rien, et le plaisir olfactif est tout de même intéressant! Le chirurgien se place de l’autre côté. Je ne suis pas gelé de l’autre côté. On répète l’expérience, mais cette fois de l’autre côté. Ce n’est pas plus plaisant, mais mmmm… bacon.

« C’EST BEN MÉCHANT DE NOUS DIRE ÇA! »

Je suis désolé de vous avoir dit la vérité. J’aurais préféré que mes amis me disent la vérité. J’aurais pu me préparer. Donc, prépare-toi. Prépare-toi à avoir les couilles mauves, vertes et jaunes pour quelques jours. Prépare-toi à t’asseoir les fesses sur de la glace pendant quelques jours. Prépare-toi à ce que tes enfants t’accrochent les grelots plus que d’habitude, évidemment…

La douleur dure environ une semaine. Une semaine pendant laquelle je te dirais de ne pas trop faire de sports extrêmes… ou marcher.

Maintenant que vous savez la vérité, faut voir le bon côté des choses. Tu dois retourner pour un spermogramme trois mois plus tard. Entre-temps, tu dois avoir eu 30 éjaculations. 30 éjaculations en trois mois. >Compte tenu qu’on a une semaine de testicules mauves, ça tombe à environ 1 fois au 2.566666 jours. Environ. Je n’ai pas vraiment calculé. C’est pas si pire comme « obligation ».

30 éjaculation en 3 mois

30 éjaculations en trois mois

Dans tous les cas, est-ce que je conseille de le faire? Oui. Pourquoi? Plein de raisons. L’important, c’est que toi tu aies les tiennes!

Je serais curieux d’entendre l’expérience d’autres personnes ayant subi le traitement. Commentez et on s’en parle!

9 Comments on "Ma vasectomie"

  1. Merci bien de nous avoir partagé ceci qui parle de quelque chose dont la plupart des hommes qui ont subi ceci n’en parle pas. La vasectomie comme vous avez bien indiqué est une décision personnelle qui a certaines raisons pour son existence. Cela peut être interdit dans certaines religions, mais comme d’autres procédures dans la médecine, c’est personnel.

  2. Bonjour,

    Dans le cadre de mon mémoire de fin d’étude en école de sage femme je réalise un mémoire portant sur la vasectomie. Dans ce cadre, j’interroge des patients ayant eu recours à cette méthode contraceptive.

    Je me permets donc de vous contacter afin de savoir si vous accepteriez de réaliser un entretien téléphonique. Celui-ci est anonyme et ne portera aucun jugement. Il s’agira essentiellement d’un témoignage de votre expérience, de votre parcours…

    Merci d’avance

  3. et oui ça fait mal (après ça n’empêche pas d’avoir des rapports lol )et personnes en parle avant surtout dans mon cas 29 ans un sujet tabou et on te pend pour un fou ^^.
    félicitation super témoignage !!

  4. Bonsoir,

    Pour ma part quand il a fallu envisager la contraception de ma compagne après notre 2ème enfant, nous avons rapidement opté pour la vasectomie: pas d’insertion d’objet, pas d’hormones, pas de préservatif, bref pas de contrainte sur le corps ou d’achat sur le long terme.
    La vasectomie s’est imposée comme une évidence car la ligature des trompes ne semblait pas des plus accessible en France. Et là on commence à lire et franchement on se dit « mais c’est quoi ce pays de toubibs arriérés mentaux ». J’ai eu la chance de tomber sur un post dans un blog sur la vasectomie qui expliquait le parcourt du combattant en France avec les différentes visites pour le: « êtes vous bien sûr de savoir ce que vous faites, monsieur? » et ensuite après plusieurs mois on se retrouve face à un abruti qui vous fait bien sentir qu’il le fait mais que ça lui plait pas et/ou qui utilise une méthode révolue qui n’a plus cours dans les pays développés.
    Pour ma part j’ai eu recours à un cabinet en Allemagne. Après un premier contact par courriel, j’ai eu l’entretien par téléphone avec le praticien (agréable surprise il parle parfaitement français). Je lui ai exposé les raisons pour lesquelles je voulais faire cette opération et point final. il m’a donné plusieurs dates afin que je puisse organiser mon voyage. Sur une journée j’ai fait l’aller-retour. j’ai fait cela en 2012. Il ne me reste plus de trace de l’incision de 10mm faite sur le scrotum entre les 2 testicules. J’ai juste ressenti une douleur lorsqu’il a tiré sur l’un des canaux déférents pour l’extraction, la coupe et les sutures. J’ai eu quelques gènes avec ce même canal dans les semaines qui ont suivi le temps que le lien se trouve une place. Et puis plus rien! sinon un immense sentiment de liberté pour ma femme et moi. Et soit dit en passant sa libido s’est passablement libérée sans la régulation hormonale contrainte par la pilule…
    NB le suivi est le même qu’en France. prélèvement d’un échantillon sur chaque canaux pour contrôle (que c’est bien ce que l’on cherchait à couper), 2 spermogrammes de contrôle à distances de l’intervention pour contrôler que rien ne passe plus. j’aurais pu le faire prendre en charge par la sécu mais je ne l’ai pas fait. De mémoire, vol compris j’en ai eu pour moins de 400€.
    En espérant que cela pourra servir à d’autre.

  5. Ma vasectomie – expérience en BELGIQUE

    Bon ça a commencé en 2015. Visite chez la gynécologue avec ma tendre moitié et discussion sur le fait de remplacer le stérilet en 2016. On envisage une vasectomie. La gynécologue tique un peu mais moi je me sens très à l’aise avec l’idée et pour une fois que je pourrais prendre en charge la contraception de notre couple cela me tente.
    Oui mais à qui s’adresser . Mon épouse me dit que n’importe quel urologue le fait même à son cabinet.
    Après quelques mois où je ne sais pas très bien à quel urologue m’adresser je commence enfin à me renseigner un peu sur internet. On choisit les sites en français et on tombe soit sur les sites canadiens très en avance sur nous sur ce sujet ou sur des sites français où ça à l’air de se corser. Outre Quiévrain, la vasectomie est vue comme une mutilation. Mais qu’en est-il en Belgique si nos voisins sont si frileux. Ben pas beaucoup de sites n’en parlent en Belgique jamais en mal mais je n’arrive pas vraiment à savoir si c’est si répandu. Mon épouse se renseigne autour d’elle pour avoir des noms d’urologues qui pratiquent dans la région. Je mets mon dévolu sur un urologue au regard sympathique d’une clinique des environs.Sa bonne bouille me met en confiance.

    Jour j première visite. J’arrive le matin, salle d’attente d’hôpital, département urologie. Beaucoup de mecs. Une pancarte au mur « pour ceux qui viennent pour un examen vessie pleine veuillez le signaler ». Je commence à comprendre la mine de certains….une bonne dizaine de personnes attendent ..mon urologue a du succès et je ne sais pas quand je serai pris. Je suis assez relax car finalement je ne suis pas malade….On vient me dire que c’est mon tour. Une charmante jeune femme docteur travaillant avec mon urologue va s’occuper de moi. Pour le sourire c’est ok mais c’est quand même une femme et je me sens un petit peu mal à l’aise. On entre dans la salle de consultation . Question idiote Pourquoi venez vous consulter. Pour une vasectomie toujours en ayant en tête que l’on va peut être me dire que j’ai frappé à la mauvaise porte . Mais soulagement, ma doctoresse prend un papier explicatif sur la vasectomie. Tout est prévu et je me sens super bien tout à coup. J’explique le pourquoi de ma demande, le fait que mon mariage est stable deux beaux grands enfants. Comme d’hab je cause beaucoup et j’en oublie un peu qu’à la première consultation de vasectomie il y a un examen In-situ….

    Bon je m’exécute, je m’allonge sur un lit, et mme qui a enfilé des gants en latex bleus heureusement pas trop sexys (les gants..) commence à palper mes bijoux de famille. Elle m’explique que l’on vérifie si les canaux déférents sont facilement accessibles pour le jour de l’opération. J’essaie de discuter cool et je m’étonne d’ailleurs que la palpation se fait assez haut (tout près du pubis ) et finalement assez loin de mes testicules .Je suis un mec et j’y tiens quand même un peu.
    Examen terminé, on prend rendez-vous pour l’opération et mon urologue (enfin celui dont j’avais vu la photo sur le site de la clinique) arrive. En effet il est super sympa. Il me rappelle les consignes avant l’opération (rasage de la zone qui sera opérée mais il ne faut pas tout raser me précise-t-il) Consignes après l’opération. Obligation de garder un moyen contraceptif jusqu’au spermogramme de test. Condition du spermogramme , durée trois mois et au moins 20 éjaculations. Petit sourire en coin du genre vous savez ce que vous aurez à faire pendant les trois mois après l’opération.

    Phase deux : l’opération
    Deux jours avant le jour J, quand faut-il se raser ??? J’opte pour un premier rasage l’avant-veille. On ne sait jamais si je me coupe avec le rasoir ..Tout se passe bien et je passe la deuxième couche la veille de l’opération. Finalement c’est plus facile que je ne le pensais
    Arrivée à la clinique tôt le matin en avance. Je suis relax car j’ai hâte d’y être et de participer à la contraception dans notre couple.
    On me conduit à ma chambre, jolie chemise cul-nu comme d’hab. On m’amène du savon et on me demande de bien laver la future zone des manœuvres. L’infirmière revient peu après et me fait une piqûre relaxante et remonte les barreaux du lit.. On y est. Je me sens bien sans doute l’effet de la piqûre bien que je n’ai pas l’impression de m’assoupir. On vient me chercher et on me met juste à l’entrée de la salle d’op. Le chirurgien passe près de moi. Cool grand sourire « C’est bientôt à vous « . J’attends sur mon lit. On me roule à l’intérieur. Là tout s’enchaîne assez vite . On remonte ma chemise et on me met un drap devant les yeux. Je ne vois plus personne dans la salle, je suis à poil (du moins ce qu’il en reste) et je me rend compte qu’il fait très froid dans la salle d’op. A ce moment une gentille infirmière m’amène une couverture et couvre le haut de mon corps . Super la couverture est chauffante et je me détends après le coup de froid.

    Le chirurgien me dit « on va placer le champ stérile et on y va ». Je sais que lui au moins est là mais je ne sais pas combien de personnes sont en train de me zieuter. Je m’en fous je ne les vois pas . Je sens des petites picotements forts mais pas douloureux. Je ne sais pas si c’est la piqûre d’anesthésie . Je suppose que oui mais en tout cas ce n’est pas du tout douloureux comme certains témoignages internet le décrivent. J’essaie d’établir le contact avec le chirurgien et je lui dit qu’il peut m’expliquer ce qu’il fait. Il m’ dit que l’on va couper le canal déférent, cautériser de chaque côté et ensuite suturer les deux côté du conduit. Il me dit qu’avec toutes ces précautions ce sera imparable. Je lui dit que je ne sens rien de spécial et il me réponds qu’ils font tout pour que ce soit confortable pour les patients.
    A un moment donné le chirurgien me demande de me détendre. Mais je suis détendu… je fais bouger mes jambes, c’est vrai qu’elle ne sont pas si détendues que je le pensais. Mais allez être détendu couché à poil les jambes bien écartées….
    L’objet du délit , mon testicule droit ( le second à être opéré) qui s’obstine à remonter apparemment. Ni une ni deux il l’empoigne et le tire bien vers le bas . Bon pas douloureux mais un peu désagréable quand même. Je m’attends à sentir quelque chose mais rien de rien. Ni piqûre ni scalpel . rien ..
    Quoi c’est fini ? Ben oui, tout le monde quitte la salle d’op. une infirmière vient près de moi s’enquiert de mon état. Je lui dit impec pas de douleurs.

    Voilà je suis dans ma chambre. Je profite d’être seul pour visualiser l’ampleur des dégâts. Coucougnette un peu informes avec deux gros sparadraps carrés de chaque côté. Une autre infirmière entre avec le petit déjeuner. Je crève la dalle car j’ai dû venir à jeun. Je me lève sans problème, un gros pipi sans douleur (déjà une chose qui fonctionne normalement) et j’enfile mon petit déj.

    Au total pendant quelques mois, je parlerai de gêne plutôt que de douleur. C’est surtout le premier mois où on n’arrive pas trop bien à trouver une place assise confortable notamment en voiture. Cela s’arrange tout de même en relevant le scrotum vers le haut comme on me l’a conseillé à la clinique. Au final, très content de mon choix. Six mois après, il ne reste pas de cicatrices et je me sens comme avant.

    • Bonjour pourrait on savoir où vous vous êtes fait opéré ? Car mon compagnon l’envisage et votre expérience semble sympa 😃

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