L’éternel cliché de la passion

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Quand j’étais tout jeune, et jusqu’au CEGEP, j’ai toujours rêvé d’être un « Monsieur à cravate« . En fait, je voulais être un homme important. Je voulais être un homme d’affaires. C’est un rêve que j’avais et que j’ai toujours visé, ou presque. J’avoue qu’avec le CEGEP et les activités illicites qui s’y passent, j’ai eu une passe « fuck the system », mais cette envie-là m’est revenue plus tard. Je voulais, en fait je veux encore avoir un impact dans la vie des gens avec mes connaissances. Idéalement, dans le futur, j’ai comme objectif de pouvoir changer le monde. Je ne sais pas comment, mais je travaille là-dessus.

Pourquoi je vous parle de ça? Ben parce-que j’ai atteint certains de mes rêves. Je vis pas mal de fierté à cause de ça aussi. Sauf que ce texte n’est pas à propos de ça. Dernièrement, j’ai emmené un de mes enfants à son cours de peinture. Il en est sorti, et il m’a dit:

« Papa, je veux faire ça dans la vie. J’aime vraiment trop ça. »

 

Peintre?!

Je mentirais si je vous disais que je l’ai pris au sérieux immédiatement. En fait, il s’est passé quelques mois entre ce moment et il y a deux semaines. Après le cours, il m’a regardé et m’a dit:

« Sérieux, papa, je veux faire ça. Est-ce que je peux aller à une école pour ça? Je veux peinturer. »

Le premier – mauvais – réflexe que j’ai eu, était de me dire: « Tabarnac, il va être pogné chez nous jusqu’à 40 ans. Peintre?! »

Sauf que c’était vraiment l’espace d’une ou deux secondes. Le visage qu’il avait en regardant la toile qu’il venait de produire, je le connaissais. Le visage de fierté. Celui que je vis en ce moment en regardant ce que moi aussi j’accomplis.

Il est passionné par ça. Il a aussi la chance d’avoir trouvé quelque chose qui le passionne. Je sais très bien aussi que quand on peut faire une chose qui nous passionne, c’est un « accélérant » pour toutes les autres choses à faire dans sa vie.

Je sais aussi, que c’est la meilleure façon d’aider son amour propre: faire ce qu’on souhaite faire. Ce qui nous allume. Mon fils veut être peintre. Ben câline, je vais tout faire pour l’aider à devenir ce qu’il veut.

 

Et s’il change d’idée?

Je vais quand même l’aider dans la nouvelle direction. C’est quand on a une passion et/ou un but, qu’on avance vers quelque chose. Il a trouvé un truc.

Ce n’est pas un blague, non plus, depuis qu’il a trouvé sa passion, il a tellement évolué. Il se fait des plans, il agit de façon responsable. Il planifie pour pouvoir investir le temps qu’il souhaite sur ce qu’il l’intéresse en organisant le reste de ses obligations.

De toute façon, peintre ou peu importe, ce qui compte, c’est d’être heureux. Être heureux, c’est quand on fait ce qu’on aime, non?

Je l’envie un peu, parce-que ce sentiment d’avoir trouvé « la chose qui nous allume », c’est un peu comme quand on tombe en amour. On a le ventre qui bourdonne. On a hâte à la prochaine fois qu’on puisse faire ce qui nous passionne.

Finalement, c’est un privilège qu’il a.

Qui veut une peinture? Idéalement de Pokémon pour le moment.

 

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